
Critique Le retour du héros (2018)
On a retrouvé l’arrière grand-père d’OSS 117 ! Le retour du Héros Jean Dujardin est
Factures d’une humanité ordinaire !
En salle depuis le 19 février, « L’attachement » inspiré de L’intimité, un roman d’Alice Ferney, présenté en compétition à la Mostra de Venise, offre à Valéria Bruni-Tedeschi et Pio Marmaï des personnages justes, sensibles et sans caricature.
Notre critique d’une attachante féministe qui s’ouvre aux autres…
Synopsis :
Alex (Pio Marmaï) et Cécile (Mélissa Barbaud) partent en catastrophe à l’hôpital quand Cécile perd les eaux. Dans la précipitation, ils laissent leur fils Elliott (César Botti) à Sandra (Valéria Bruni-Tedeschi), leur voisine de palier, une cinquantaine farouchement célibataire, ne vivant que pour ses livres et sa librairie féministe. Mais quand Alex revient, il est seul. Dans ses larmes, Sandra comprend que Cécile est décédée en donnant naissance à leur bébé, Lucille. Réticente aux enfants, la voisine va progressivement prendre de plus en plus de place dans la vie d’ Elliott, qui voit en elle la seule figure féminine qu’il lui reste. Se construit alors un nouvel équilibre précaire dans lequel s’invitent David, le père biologique d’Elliott Raphaël Quenard), la belle-famille (Catherine Mouchet) ou encore Emilia (Vimala Pons), une pédiatre avec qui Alex va entamer une relation…
Librement adapté de L’intimité roman d’Alice Ferney paru il y a cinq ans, le nouveau film de Carine Tardieu après « Du Vent dans les Mollets », « Otez-moi d’un doute » ou « Les Jeunes Amants », permet à la réalisatrice (conseillée par Fanny Ardent) de délivrer un message humaniste, émouvant parfois mais terriblement sincère sur les mille et une manifestations de l’amour.
« L’attachement » évoque sur un fil ténu la construction ou la reconstruction à travers de toute une galerie de personnages qui doivent soudainement apprendre à vivre autrement, « L’attachement » oscille tantôt dans le drame familial, tantôt dans la chronique tragique sans jamais verser dans le pathos.
On y retrouve un peu de la patte de Claude Sautet, un des réalisateurs préférés de Tardieu dont elle a su capturer les intentions car « L’attachement » possède de nombreuses scènes (chargées en interrogations) difficiles à oublier…
Comment annoncer la mort de sa mère à un enfant ?
Comment lui faire accepter une autre femme le moment venu ?
Comment tenir debout en tant que père quand en tant que mari on est dévasté ?
Comment traverser les moments de tristesse et de nostalgie que provoquent la simple vision d’un album de photos ?
La qualité principale du film outre le talent des quatre personnages principaux est de proposer une narration proche de la vie réelle sans basculer et d’avoir su garder cette part d’enchantement malgré la tragédie qui les a tous un peu cabossés.
Aidée par une brochette de comédiens habitants leurs personnages avec ferveur ; la réalisatrice a pu compter sur une fabuleuse Valérie Bruni-Tedeschi, un Pio Marmaï (« Les trois Mousquetaires ») l’un de ses meilleurs rôles et sur la la subtilité de la circassienne et metteuse en scène Vimala Pons (les saisons 1 & 2 de « Nicolas Le Floch », « Vincent doit mourir » en 2023) qu’on est ravi de revoir ou le facétieux Raphaël Quenard (« Chien de la casse » de Jean-Baptiste Durand en 2023).
Autour du développement de Lucille, sujet moteur du récit, la réalisatrice commente les thématiques autour de la paternité, de la coparentalité, du féminisme, des liens du cœur…
Carine Tardieu signe certainement son meilleur film, cohérent , fluide, sensible.
Le film déroule sa temporalité sur les deux premières années de la vie de Lucille (dont les tranches d’ âge servent de chapitres), mais « L’Attachement » est avant tout l’occasion pour Valeria Bruni Tedeschi de démontrer l’étendue de son talent : tantôt réservée, parfois tranchante, son personnage de librairie féministe à la clope facile et à l’épaisse carapace a bien du mal à résister à l’enchaînement des événements… pour notre plus grand bonheur !
Des points pour la finesse de jeu du quatuor pré-cité et la sensibilité de la mise en scène.
Yves Legrand – le 4 avril 2025.
Sources Photos :
© 2025 Cinéart
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« Ce n’est pas l’Homme qui prend la mer, c’est la mer qui prend l’Homme » Le
10 ans déjà que nous ne sommes pas retournés dans ce petit village gaulois qui résiste encore et toujours à l’envahisseur. Exit le duo mythique Clavier-Depardieu, place à Gilles Lellouche et Guillaume Canet pour incarner Astérix et Obélix dans « Astérix et Obélix : L’empire du Milieu ».
Notre critique ne va pas tomber à bras raccourcix sur le film mais en assumer le ying et le yang !
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