
Critique « Le Pacte des loups » (2001) : Un pari risqué.
Avec « Le Pacte des loups », Christophe Gans signait un véritable OVNI dans le paysage cinématographique français qui marqua le début des années 2000.
La colo de tous les dangers !
Depuis début mai, « Un p’tit truc en plus », premier film de l’humoriste Artus, n’en finit pas de grimper au box-office français ! La question est donc de savoir s’il est mérité.
Notre avis sera, comme les acteurs, sans filtre !
Synopsis :
Pour échapper à la police, deux braqueurs d’une bijouterie sont contraints de se faire passer pour un pensionnaire et son éducateur spécialisé et montent dans le bus d’un groupe de jeunes handicapés adultes qui partent en colonie de vacances. Le début des emmerdes et d’une formidable expérience humaine qui va les changer à jamais…
Révélé par « On ne demande qu’à en rire », auteur- acteur et metteur en scène de théâtre (« Duels à Davidéjonato »), (« Apaches »), (« Le Bureau des Légendes »), Artus semble avoir trouvé le ton parfait pour cette comédie où le handicap des protagonistes n’est ni mis en scène comme dans « Le huitième jour » de Jaco van Dormael, avec Daniel Auteuil et Pascal Duquenne ni trop montré comme dans « Patients ».
Le titre aussi possède « Un petit truc en plus » surtout pour des personnes que les neurotypiques imaginent volontiers avec un truc en moins. Artus dit avoir commencé l’écriture il y a près de cinq ans, avec l’envie de présenter des personnes avec un handicap mental sous leurs facettes comiques et toute leur sensibilité.
Chacun fait des merveilles dans son rôle inspiré de leur vécu personnel, Ludo (Ludovic Boule), au langage fleuri propice à des situations délicates ou cocasses, Boris (Boris Pitoëff) toujours déguisé de ketchup à Supergirl, Arnaud (Arnaud Toupense), fan absolu de Dalida, Baptiste (Théophile Leroy) fan de foot ou encore Alexandre (Stanislas Carmont), orateur infatigable et imitateur de Sarkozy.
Une joyeuse bande de pensionnaires dont les interactions avec leurs éducateurs font tout le sel de cette comédie. Alice Belaïdi est formidable en cheffe de foyer passionnée, l’énergique Céline Groussard et Marc Riso sont irrésistibles en éducateurs lunatiques. Quant à Clovis Cornillac, il passe avec bonheur de braqueur aux pieds nickelés et père bourru à éducateur de substitution avec un égal talent. Excellent contrepoint à un Artus vite démasqué par ses camarades de chambrée mais adopté malgré lui…
Cependant s’il signe un excellent scénario et de beaux dialogues, le film a aussi ses défauts et sa conclusion emprunte sans retenue à tous les clichés des romances à l’eau de rose. Ce n’était pas nécessaire pour comprendre que la vision du monde de quelqu’un de différent est une richesse inestimable.
Même si ce premier long métrage signé par Artus n’évite pas certains clichés, il possède de véritables moments d’émotion, de douceur et de rires salutaires particulièrement en ce moment.
Un succès populaire mérité qui a permis à Artus et à ses comédiens handicapés de fouler le tapis rouge de Cannes et de servir de catalyseur révélant, une fois encore, quantité d’anomalies de la société à leur encontre.
Le 15 juin 2024, « Un p’tit truc en plus » d’Artus dépasse les 7 millions d’entrées et intègre le top 100 des plus grands succès de tous les temps en France !
Yves Legrand – le 30 juin 2024.
Sources Photos :
© 2024 Vertigo Films Distribution : https://www.vertigofilmsdistribution.be/2024/03/28/un-ptit-truc-en-plus/
Avec « Le Pacte des loups », Christophe Gans signait un véritable OVNI dans le paysage cinématographique français qui marqua le début des années 2000.
« Seules les bêtes » de Dominik Moll est un thriller dramatique franco-allemand adapté du roman noir à succès de l’auteur français Colin Niel sorti en 2017.
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Notre critique ne va pas tomber à bras raccourcix sur le film mais en assumer le ying et le yang !
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